Introduction : qu’est-ce qu’un fanzine ?
Contraction de fan (fanatic) et magazine, le mot fanzine, inventé par Russ Chauvenet en Octobre 1940,
désigne une revue confectionnée par des amateurs.
Un fanzine paie rarement ses contributeurs, et est échangé aussi souvent que vendu (le prix étant souvent
destiné à couvrir les frais, voire seulement les frais d’expédition). Le format (souvent A5 ou A4), le
nombre de pages (de 2 à plusieurs centaines), la périodicité (de mensuel à annuel, parfois brièvement
hebdomadaire, presque toujours erratique), le contenu (nouvelles, études, informations, entrevues,
critiques de livres et d’autres périodiques, lettres de lecteurs, blagues, poèmes, polémiques), le nombre
d’exemplaires imprimés (d’une dizaine à plusieurs milliers)… varient énormément.
Une APA (Amateur Press Association) est un groupement de journalistes amateurs qui envoient le même
nombre d’exemplaires de leur publication à un coordinateur qui les assemble et renvoie un exemplaire du
résultat à chaque membre. La plus ancienne, fondée aux USA en 1876 (sans lien avec la SF), existe
toujours. On peut considérer les APA comme des ancêtres des forums de discussion sur internet.
Quand commencent les premiers fanzines de science fiction ?


On considère que le premier fanzine de SF aux USA est The Comet, dont le numéro 1 paraît en 1930 sous la direction de Raymond A. Palmer (qui deviendra rédacteur-en-chef de revues de SF, et propagateur de théories pseudoscientifiques). C’est le bulletin d’un club d’amateurs. Dès 1932 paraît un fanzine considéré comme substantiel, The Time Traveler, dirigé par Mort Weisinger & Julius Schwartz (eux-mêmes promis à une carrière professionnelle).
La première Amateur Press Association consacrée à SF, FAPA, est fondée en 1937 par Donald A. Wollheim et John B. Michel. Le premier deviendra auteur et directeur de collection, puis éditeur (avec DAW Books). Elle existe toujours, coordonnée par Robert Lichtman (rédacteur en chef du fanzine Trapdoor depuis des décennies). Son membre le plus ancien (depuis les années 1950) est Robert Silverberg.
À quoi servent les fanzines ?
À satisfaire l’ego de ceux qui les publient ou y contribuent. À l’entraînement des auteurs, dessinateurs ou critiques amateurs. À maintenir des liens entre les amateurs d’une rencontre physique (réunion de clubs, conventions…) à l’autre. À annoncer les conventions. À exprimer des opinions qu’on ne lirait pas dans des revues plus respectables. À créer un argot [anglais] propre au fandom (ensemble des fans et de leurs interactions) : LoC (« letter of comment »), prozine (les revues professionnelles), sercon (« serious constructive », se dit d’un fanzine qui veut parler de SF plutôt que de commenter humoristiquement la vie de ses contributeurs), faan (le contraire : les fans qui se consacrent au fandom plus qu’à la SF), fiawol (« fandom is a way of life »), fijagdh (« fandom is just a goddam hobby »), et même gafia (go away from it all, se dit de ceux qui quittent le fandom).
Comment sont réalisés les fanzines ?

Ci-contre : duplicateur à encre (Source : Wikipedia)

Depuis la fin du 19e siècle, la duplication à l’alcool a été utilisée pour de l’impression à moindres frais et en petite quantité (pas plus de 200 exemplaires), pour des écoles par exemple. La qualité graphique est médiocre, et le produit vieillit mal, mais beaucoup des premiers fanzines entre les années 1930 et 1960 ont été réalisés ainsi.
Le duplicateur à encre (dit « ronéo », d’après la marque) donne de meilleurs résultats, quoiqu’il ne soit pas exempt de bavures et exige d’imprimer sur un papier assez absorbant. Il faut taper son original sur un stencil en plastique fin, en enlevant le ruban de la machine à écrire pour trouer le stencil : sur une machine mécanique, si on ne tape pas assez fort, l’encre ne passe pas, si on tape trop fort, l’intérieur des boucles des « o », « e » ou « a » se détache et produit des pâtés noirs sur la feuille. Toute correction doit être réalisé avec un fluide ressemblant à du vernis à ongles qu’il convient de laisser soigneusement sécher avant de retaper dessus… Les illustrations peuvent être faites à la pointe, c’est délicat, ou des stencils « électroniques » peuvent être produits à partir d’une image (c’est plus cher).
Pour obtenir de meilleurs résultats, on recourt à l’impression offset : les pages sont reproduites par un procédé photographiques (mais les photos doivent être tramées), il faut s’adresser à des professionnels, et le coût n’est amorti que pour des tirages plus importants.
A partir des années 1970, la photocopie sur papier ordinaire a commencé à être disponible à des tarifs abordables, et est devenu le mode de reproduction favori des fanzines.
Dans tous les cas, le format imposé par les machines d’impression était le A4 (ou ses prédécesseurs en Europe, ou « letter size » aux USA), parfois plié en deux pour obtenir du A5, élégamment agrafé au milieu. Depuis l’expansion d’internet dans les années 1990, beaucoup de fanzines se sont dématérialisés. Ou ont acquis des doublures ou des rééditions sur internet qui les rendent plus accessibles !
N’y a-t-il que des fanzines de SF ?
Certes non, même si le terme « fanzine » a ses origines dans le fandom de SF. Certains fanzines de SF, dès les années 1930, ont consacré des articles aux comics ou en ont publié ; le premier fanzine exclusivement consacré aux comics daterait de 1936, et tout un fandom de comics s’est développé aux USA. Les fanzines consacrés aux BD franco-belges sont nombreux et prospères au moins depuis les années 1960, et dans quelques cas ont donné naissance à des éditeurs professionnels, comme Les Cahiers de la Bande Dessinée — point de départ des éditions Glénat. Une multitude de fanzines consacrés à des séries de télévision se sont développés depuis les premiers fanzines sur Star Trek dans les années 1960, avec une nette préférence pour la fanfiction (mise en scène des personnages de séries dans des situations que n’auraient pas envisagées les auteurs d’origine). Côté rock’n’roll, les premiers fanzines importants sont lancés dans les années 1960 par des fans de SF : Greg Shaw (Bomp!, fanzine devenu label indépendant et influent) et Paul Willliams (Crawdaddy!, devenu magazine professionnel ; Paul Williams est resté dans le fandom de SF, et a longtemps été l’exécuteur testamentaire littéraire de Philip K. Dick). Les fanzines de rock ont connu une explosion avec le punk en 1976-1977. En France, le fanzine de rock Abus Dangereux paraît depuis 1987 et a gagné une influence notable.
Les fanzines français : 1951—1967
La science-fiction s’installe sous ce nom en France dans les années 1950. Quelques dates pour commencer :
– 1951 : janvier : collection « Le Rayon Fantastique », éditions Hachette et Gallimard.
septembre : collection « Anticipation », éditions Fleuve Noir.
– 1953 : octobre : revue Fiction (édition française de The Magazine of Fantasy and Science Fiction).
novembre : revue Galaxie, première série (édition française de Galaxy)
– 1953 : librairie La Balance, à Paris, tenue par Valérie Schmidt, où se réunissent des amateurs comme Philippe Curval, Pierre Versins, Francis Carsac, Gérard Klein, mais aussi Raymond Queneau, Boris Vian, François Le Lionnais… et plus tard Jacques Sadoul, André Ruellan, Jacques Goimard, Claude Cheinisse…
Elle deviendra L’Atome après un déménagement.
– 1954 : collection « Présence du Futur », éditions Denoël. collection « Série 2000 », éditions Métal.
A la différence de l’évolution qu’avaient déjà connue les fanzines de langue anglaise à cette époque, les fanzines français restent assez sérieux, publient souvent des nouvelles (plus ou moins bonnes) et des articles. Et des polémiques, quand même !


Le premier fanzine français notable est Le petit Silence Illustré (1955-1958, 8 numéros), édité par la librairie L’Atome, dirigé par Jacques Sternberg. Curval, Schmidt sont au comité de rédaction, Versins, Klein, Dorémieux, Jacques Bergier y contribuent. Il adopte un format original (10×27, en gros : la moitié de l’obligatoire feuille A4 pliée verticalement plutôt qu’horizontalement comme l’aurait fait pour obtenir du A5). L’ambiance est à l’humour noir, et la revue est considérée comme un ancêtre de Hara-Kiri (et donc lointain aïeul de Charlie Hebdo).
Le fanzine le plus connu de cette époque est Ailleurs (1956-1963, 53 numéros + 4 hors-série, nouvelle série 1963-1967, 8 numéros), créé par l’association Futopia de Lausanne, coordonné par Pierre Versins. Versins a écrit quelques romans, est surtout connu comme l’auteur de la monumentale Encyclopédie de l’utopie, des voyages extraordinaires et de la science-fiction (1972), et le créateur de la Maison d’Ailleurs, fruit de la donation de sa collection à la ville d’Yverdon en 1976.
– 1956 : arrêt de « Série 2000 » (qui ne publiait que des auteurs français)
– 1958 : revue Satellite
– 1959 : Fiction Spécial consacré aux auteurs francophones.
Arrêt de Galaxie (1ère série) après 59 numéros.
– 1963 : arrêt de Satellite après 43 numéros.
– 1964 : arrêt du « Rayon Fantastique » après 119 publications.
revue Galaxie, 2e série.
– 1965 : collections « Club du Livre d’Anticipation » et « Galaxie-Bis » aux éditions Opta.
Le début des années 1960 voit une retombée de l’intérêt pour la SF et de ses ventes, qui étouffe le développement des auteurs autochtones, contraints de se rabattre sur le Fleuve Noir et la revue Fiction.



Le fanzine le plus endurant et régulier de l’époque est Lunatique (1963-1973, 68 numéros), dirigé par Jacqueline Osterrath. Il publie les premiers textes de Jean-Pierre Andrevon. Mercury (1964-1967, 16 numéros ; 3 numéros de plus en 2011), dirigé par Jean-Pierre Fontana, impressionne par la taille de ses numéros, qui tournent autour de 100 pages. Toujours actif dans le fandom, Jean-Pierre Fontana a fondé les conventions françaises en organisant la première en 1974 à Clermont-Ferrand, et le Grand Prix de la Science-fiction (devenu Grand Prix de l’Imaginaire).
Ils n’étaient pas les seuls, mais la documentation manque. Par exemple, Le Jardin Sidéral arrive à son numéro 27 et dernier (?) en 1967, a dû commencer dans les années 1950, publie beaucoup de nouvelles traduites…
Les fanzines français (et belges) : 1968-1984
– 1969 : collection « Ailleurs et Demain », éditions Robert Laffont.
– 1970 : collection SF chez J’ai Lu, débute avec L’Odyssée de l’espace, d’Arthur C. Clarke.
– 1973 : collection « Dimensions SF », éditions Calmann-Lévy.
– 1974 : collection « Le Masque SF »
« Grande Anthologie de la Science-fiction » au Livre de Poche (Histoires de…)
– 1975 : anthologie/revue trimestrielle Univers chez J’ai Lu, dirigée par Yves Frémion (19 numéros jusqu’en 1979)
Patrick Siry devient directeur d' »Anticipation »
– 1976 : Elisabeth Gille devient directrice de « Présence du Futur »
Le début des années 1970 marque l’expansion commerciale de la SF en France, avec des collections de prestige (chez Robert Laffont par exemple) et des collections de poche bien diffusées (J’ai Lu montrant le chemin).



Les fanzines se multiplient, doucement au début. Nyarlathotep publie 10 numéros de 1970 à 1974. L’Aube enclavée, d’Henri-Luc Planchat, ne produit que 6 numéros en 1970-72, mais la qualité de son choix de nouvelles lui vaut un grand retentissement. Notons, côté BD, Le Petit Mickey qui n’a peur des gros, d’Yves Frémion. Magnus, d’Eric Batard, est un newszine apprécié qui publie une dizaine de numéros jusqu’en 1977.



La Belgique francophone se distingue : Xuensè, d’Alain Le Bussy, publie 57 numéros de 1972 à… 2009. Ides… et Autres, de Bernard Goorden, est une collection d’anthologies présentant des traductions (150 volumes de 1973 à 1998). Octa, de Claude Dumont, 62 numéros entre 1975 et 2000.

Le Citron Hallucinogène, 14 numéros de 1971 à 1980, est dû à Bernard Blanc, avec un ton politique très militant. Avec Frémion, Blanc joue un rôle important dans la médiatisation d’une « nouvelle SF française », très engagée, et parfois expérimentale dans sa forme. Il va diriger la collection « Ici et Maintenant ».
– 1977 : collection SF au Livre de Poche
collection SF chez Presses Pocket (devenu Pocket)
arrêt de Galaxie (2e série).
collection « Ici et Maintenant », éditions Kesselring (arrêt en 1980).
– 1980 : retour de Dorémieux à la revue Fiction, qui accueille de nombreux fanéditeurs.
– 1981 : arrêt des collections SF chez Le Masque et au Livre de Poche
– 1984 : départ de Dorémieux de Fiction.
arrêt de « Dimensions SF »




Le poids croissant de la SF grand public, la découverte progressive de la New Wave britannique, l’arrivée d’auteurs français plus nombreux dans les pages de Fiction, et de magazines plus éphémères, et chez « Présence du Futur », et les nouvelles collections de chez Opta (« Anti-Mondes », « Nebula ») ou Lattès, s’accompagnent d’une éclosion de fanzines. Citons Rivages (1978-1986, une trentaine de numéros, Rémy Gallart), Espaces Libres (1979-1983, 14 numéros, Stéphane [aujourd’hui Stéphanie] Nicot), Garichankar (1982-1986, 11 numéros, Roland Wagner), Les Lames Vorpales (1983-1987, 15 numéros, Markus Leicht).



Francis Valéry surgit dans le fandom en 1977 avec Ailleurs et Autres, aussi connu comme A&A ou A&A Infos, qui va publier 163 numéros jusqu’en 2008, avec des formules constamment changeantes (à partir de 1991, n° 136, A&A devient très irrégulier et disparate dans son contenu). On compte au moins autant de numéros de publications diverses liées à A&A, qui vont jusqu’à la tentative de revue professionnelle. Valéry s’entoure successivement d’individualités qui poursuivront leur propre chemin (Pascal J. Thomas, Jean-Daniel Brèque, Patrick Marcel, Pierre-Paul Durastanti, André-François Ruaud…) La seule APA française de SF, AAAPA, est lancée en 1979 dans le sillage d’A&A. Elle comptera 138 numéros jusqu’en 1997.
Après s’être occupé d’Archipel, André François Ruaud lance Yellow Submarine en 1983. Il y aura 132 numéros jusqu’en 1998… et d’autres paraissent encore sous forme de livres au Bélial’ puis aux Moutons Électriques, maison d’édition fondée par Ruaud.








Plus qu’auparavant, les fanzines se spécialisent, même si les frontières ne sont pas étanches. Il y a ceux qui publient presque exclusivement des nouvelles, comme Espaces-Temps (1976-1979, 12 numéros, dirigé par Marcel Becker), avec beaucoup de textes de Serge Brussolo (qui sort aussi deux numéros de son propre fanzine, Les Oiseaux des Pierres Sourdes, avant de commencer la carrière qu’on connaît), il y a des fanzines éphémères produits dans les conventions (celle de 1975 par exemple), il y en a qui privilégient le fantastique : Magie Rouge (1980-1993, 41 numéros, Suzane Vanina), Le Fulmar (1981-1986, 27 numéros, Pierre Charles et François Ducos), il y a des lieux d’érudition maniaque et admirable : Melmoth (1983-1987, 22 numéros, Jean-Luc Buard), Fantascienza (1979-1981, 3 énormes numéros, Claude Eckerman, Alain Grousset, Dominique Martel), il y a des organes de clubs : A la poursuite des SFFans, devenu Bulletin du SFFAN, à Rambouillet (1976-1980, 35 numéros, Jean Milbergue), Vopaliec à Angers (1979-1986, plus de 80 numéros, Patrice Verry), SFère (1983-1985, 27 numéros, qui publie en version nouvelle Le Serpent d’Angoisse, premier roman de Roland Wagner), il y a des publications surtout humoristiques humoristiques comme les productions des Éditions de l’Hydre, de Francis Saint Martin (à partir de 1982).
Les fanzines français : 1985-1995
– 1986 : départ d’Elisabeth Gille de « Présence du Futur »
– 1987 : départ de Patrick Siry d' »Anticipation »
collection SF au Livre de Poche, 2e série (dirigée par Gérard Klein)
– 1990 : arrêt de Fiction.
– 1995 : revue Cyberdreams.











Le début des années 1990 marque un creux dans la SF française, avec un grand manque de débouchés pour les nouvellistes notamment. La publication de nouvelles dans les fanzines se développe, avec notamment Poivre Noir (1984-1990, 30 numéros, Micky Papoz), Chimères (1987-2001, 50 numéros, Josiane Kiefer), Miniature (1989-2002, 52 numéros en deux séries, lancé par F. Valéry, repris par Chris Bernard), Micronos (1992-1997, 25 numéros, Bid Chiren). On trouve aussi des fanzines généralistes ou de critiques : Rayon Ardent (1986-1995, 14 numéros, Jo Taboulet — organisateur du festival de Roanne), La Geste (1991-1998, 22 numéros, Michel Tondellier), KWS (1992-2021, 88 numéros, lancé par Sylvie Denis, repris par Pascal J. Thomas), Les Chroniques d’Ailleurs (1992?-2003, 31 numéros, Jean Luc Triolo) ; des revues d’érudits, comme Etudes Lovecraftiennes (1988-1994, 14 numéros, Joseph Altairac) et le Bulletin des Amateurs d’Anticipation Ancienne et de Littérature Fantastique (1990-2006, 54 numéros, Philippe Wadbled), ou des OVNI comme Solstare (1992-2002, 37 numéros) avec sa pagination continue (près de 1000 pages au total) et ses pseudonymes fantasistes.

Il faut surtout mentionner le club Présences d’Esprit, fondé au départ autour de la collection « Présence du Futur » dont le fanzine a publié 106 numéros depuis 1992, auquel il faut ajouter depuis 2004 le fanzine de nouvelles AOC (61 numéros à ce jour).
Les fanzines français : 1996-présent
– 1996 : revue Galaxies.
revue Bifrost.
éditions Mnémos
– 1998 : éditions Nestiqvenen
éditions Le Bélial’ (premiers livres)
arrêt de Cyberdreams.
Premier festival Utopiales (au Futuroscope de Poitiers)
– 1999 : collection « Lunes d’Encre » créée par Gilles Dumay chez Denoël
– 2000 : arrêt de « Présence du Futur »
éditions Bragelonne
– 2004 : éditions Les Moutons Electriques
éditions Black Coat






La SF, et surtout la fantasy, se développent à nouveau, grâce à une poignée d’éditeurs indépendants qui, dans certains cas, vont devenir très grands.
Beaucoup de fans commencent à utiliser internet pour publier leurs écrits, et pourtant, de nombreux fanzines continuent à être publiés. On remarque l’émergence de fanzines faits par des groupes de fans d’une série en particulier, comme Perry Rhodan : Basis (2000-2021, 87 numéros+des annuels+des hors série) et Rhodaniens (2002-2003, 17 numéros, Paul Alary), ou La Tribune des Amis d’Edgar Rice Burroughs (1998-2021, 108 numéros). Le Météore (2007-2021, 30 numéros) est orienté SF populaire. Il y a encore des fanzines de nouvelles, outre AOC cité plus haut, on peut relever Eclats de Rêves (2004-2018, 25 numéros) ou Le Calepin Jaune (2003-2008, 18 numéros).
Notes
Il est difficile de recenser les fanzines, tous les chiffres sont approximatifs et tous les choix discutables. Si les fanzines francophones européens vivent dans le même espace de communication, les canadiens francophones sont plus nettement séparés et nous avons préféré ne pas essayer de les inclure, malgré les nombreuses relations entre les deux rives de l’Atlantique.
Sources utilisées
http://www.noosfere.org (sauf indication contraire, toutes les couvertures de fanzines proviennent de ce site)
http://www.revues-litteraires.com
http://en.wikipedia.org/wiki/Fanzine (l’article « fanzine » en français traite surtout de fanzines de rock)
Jacques Sadoul, Histoire de la Science-Fiction (1975)
Auteur : © Pascal J. Thomas, 2025. Tous droits réservés pour l’auteur. Utilisation à visée commerciale non autorisée. Publication intégrale ou sous forme d’extraits non modifiés possible après autorisation écrite de l’auteur et à condition de citer la source.
